Après des records d’achalandage le premier week-end, le Festival International des Rythmes du Monde se poursuit pour une 2e semaine avec des grands spectacles tout en couleurs aux rythmes des musiques festives des artistes des quatre coins du monde.
Voici les artistes qui animeront la rue Racine à Chicoutimi ce jeudi 5 août :
Lubo Alexandrov
et Kaba Huro
de Bulgarie, Scène Bell 18h30
www.luboalexandrov.com
Puisant leur inspiration dans la musique tzigane endiablée des mariages villageois balkaniques, Lubo Alexandrov et son groupe Kaba Huro s’imprègnent également du funk, du rock et du jazz des ghettos urbains. Leurs sonorités complexes et rythmées, évoquant par moments des univers moyen-orientaux, vous feront voyager à travers les quartiers populaires de Sofia, en passant par Istanbul et New York. Gagnant d’un Juno en 2007 pour le meilleur cd de musique du monde, cette formation saura vous transmettre leur joie de vivre et de danser.
Arrivé au Canada il y a une quinzaine d’années, le guitariste bulgare Lubo Alexandrov propose un style musical unique qui amalgame les traditions musicales bulgares, turques, tziganes en y ajoutant des touches jazz.
Il est un des rares guitaristes au monde à jouer de la guitare sans frets, un instrument qui se prête particulièrement bien à la musique ethnique. Le voyage musical que nous propose Alexandrov dans la musique des Balkans est l’aboutissement de la création de l’ensemble Kaba Horo.
Qbanito
de Cuba, Scène Bell 20h30
http://qbanito.ning.com
La musique de QBanito et les paroles de ses chansons mélangent parfaitement les styles Latino/Cubain, Pop, R&B, Reggaeton, House ainsi que divers rythmes latins. Cette musique nous montre un QBanito plus mature, avec un nouveau son tropical, qui nous donne le goût de danser et nous transporte sur les belles plages paradisiaques de Cuba.
Neiver Alberto Alvarez, alias Qbanito, est né à La Havane à Cuba en 1979 dans le quartier Guanabacoa, reconnu comme le coeur des maîtres de la rumba cubaine.
Malgré l’omniprésence de la musique cubaine dans son quotidien, Qbanito le jeune adolescent est attiré par la musique américaine qu’il parvient parfois à capter via les stations radiophoniques de Miami et ce, malgré le blocage des ondes par les autorités cubaines.
Au début des années 90, le hip-hop américain a une influence sur un large pan de la jeunesse cubaine. En 1995 et 1996, les premiers festivals de rap font leur apparition et font découvrir les meilleurs groupes de l’île tels qu’Amenaza et Doble Filo à un jeune Qbanito qui se sent interpellé. La découverte de cette forme musicale correspond à une période de sa vie où il doit soudainement vivre séparé de son père, désormais réfugié politique au Canada. Cette situation exacerbe le besoin du jeune homme d‘exprimer ses états d’âme.
C’est à ce moment que Qbanito écrit ses premières « vraies » chansons. Avec un ami chanteur, il prend doucement sa place au sein du réseau des groupes de rap cubain. La formation sillonne l’île et présente un grand nombre de spectacles.
Arrive en 1998 l’événement qui changera le cours de sa vie. Son père, après de multiples tentatives, parvient à obtenir un visa de sortie pour son fils et sa jeune soeur de deux ans. Trois années se sont écoulées depuis le départ de son père et sa mère a refait sa vie. Qbanito et sa soeur partent donc seuls vers Montréal, vers l’Amérique, vers le nouveau monde. Alors âgé de 17 ans, Qbanito quitte Cuba quelques jours à peine avant le début de son service militaire qu’il évite presque par miracle.
Arrivé à Montréal, il vit des retrouvailles émotives avec son père et découvre un monde inconnu et fascinant. La lune de miel est cependant de courte durée. Deux jours après son arrivée, Qbanito débute son premier travail en Amérique. Grâce aux démarches préalables de son père, Qbanito débute comme concierge dans un Wal-Mart.
Ces emplois lui permettent petit à petit d’acheter un ordinateur, un synthétiseur et un logiciel de musique. Ces outils relancent le processus de création de l’artiste. Il fait tout lui-même dans son petit appartement. Parallèlement, au fil des années, il fait la rencontre de musiciens cubains installés à Montréal et fonde le groupe Convoy Cubano. La formation participera entre autres au Festival de Jazz de Montréal à deux reprises, au Festival Nuits d’Afrique et aux FrancoFolies de Montréal. Malgré les engagements de la formation, Qbanito poursuit son travail de composition. Les chansons issues de ce travail ne s’intègrent pas toujours bien au groupe. L’idée d’un projet solo fait lentement surface.
Début 2005, Qbanito quitte son groupe et tente de donner un élan à son projet solo sans grand succès. Il songe à quitter Montréal pour rejoindre son père et sa soeur qui vivent maintenant à Miami. À cette époque, Qbanito a laissé son appartement et vit pratiquement dans sa voiture. La veille de son départ définitif, alors qu’il a tout juste assez d’argent pour payer l’essence pour se rendre à Miami, il passe une dernière soirée à Montréal pour dire au revoir à un ami qui était ce soir-là en compagnie d’un producteur. Il lui fait écouter une maquette qu’il avait dans sa voiture. Celui-ci tombe sous le charme et lui dit : « Toi, tu ne bouges pas! »
Trois semaines plus tard, Qbanito signe une entente chez Universal France et chez les Disques Tox au Québec. Le reggaeton franco-cubain de Qbanito a littéralement séduit les maisons de disques qui ont vu dans sa musique, une couleur, un rythme et un charme uniques. Un véritable coup de foudre.
Jimmy Oihid
d’Algérie, Scène Loto-Québec 19h30
www.jimmyoihid.net/site
« Oriental Roots », le titre du dernier opus de Jimmy Oihid en dit beaucoup sur ses intentions musicales. Un mixe explosif de chaâbi, gnawa, arabo-andalou, R&B, funk et reggae.
Né à Blida en Algérie, JIMMY OIHID arrive en France à l’âge de 6 ans pour mener son 1er combat, un combat contre la maladie. C’est pendant cette période qu’il travail sa voix et son oreille en écoutant James Brown, Jimi Hendrix, Bob Marley, Otis Redding, Brel, Piaf … Il se forge ainsi très tôt une solide culture musicale, qui sera la base de son propre style et lui vaudra le surnom de « James Brown Algérien ». Un maillot de foot de l’équipe nationale d’Algérie sur le dos, Jimmy compose son équipe de choc. En attaque, le Groove énergique de sa voix de Bluesman puissante et chaleureuse. Au centre il joue avec les styles RYTHM ‘N BLUES, ROCK, FUNK, REGGAE, sur les cotés, des musiciens de talents prêts pour ses envolés vocales. En défense, ses racines le Chaabi (chant algérois) l’arabo-andalou, le Gnawa, et dans les buts sa conscience, gardienne de qui il est et d’où il vient.
Son équipe métissée et colorée, porte un nom : World Music. Son but : transmettre son message de paix et d’amour, partager la joie et le bonheur, donner de l’espoir, crier sa colère face aux injustices et a l’oppression. La scène c’est aussi son ring. C’est la que tout son talent s’exprime sans ménagements et avec beaucoup d’humour et un large sourire qui illumine son visage. Jimmy charme le public. Ses textes aussi simple que percutent parlent a tout le monde et touchent plein de coeur. En arabe français ou en « yaourt » anglais, sa voix rauque et magique fait voler les frontières en éclats. Une «success-story » sans strasses ni paillettes, un artiste sincère, vrai, généreux, proche des gens, un homme libre. JIMMY OIHID c’est ça, JIMMY OIHID, c’est un frère.
KY-MANI MARLEY
de Jamaïque, Scène Loto-Québec 21h30
Vidéos sur Youtube
Jamaïque Ky-Mani Marley perpétue aujourd’hui la tradition musicale de son célèbre père Bob Marley. Tout en demeurant fidèle à ses origines jamaïcaines, il réussit à fusionner musiques du monde, hip hop, blues, rock et roots. Artiste aux multiples influences, il voit la musique comme un moyen de transcender les barrières culturelles et d’exprimer sa vision d’un monde égalitaire et pacifique. Après de nombreuses tournées internationales l’ayant mené sur plusieurs continents, Ky-Mani Marley, fort d’une énergie renouvelée, vous fera vibrer au rythme d’une musique énergique, chaleureuse et parfois même audacieuse dans un vibrant hommage à la musique de son père.